Eglise Saint-Germain de Paris

Accès à l'église Saint Germain de ParisEglise Saint Germain

 

 

 

L'église se situe rue Ernest Chausson à Magny Village

 

Nous connaissons la vie de saint Germain par son ami saint Venance Fortunat, poète latin. Germain voit le jour près d'Autun. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut. Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale.

C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre. On le voit un temps abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres.

Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui. Voilà saint Germain évêque de Paris.

 Mais, il resta moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu’il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d’une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l’autel.

Saint Germain, à sa manière propre et selon sa vocation, a répondu à l'appel du Seigneur. Il en fut un témoin par sa vie de prière ; il consacra chaque jour de longues heures à prier. Il avait une grande préoccupation du renouvellement de la liturgie, laquelle permet d'exprimer sa foi en Dieu. On reconnait aussi son grand amour des pauvres, des petits, spécialement des prisonniers. On lui attribue nombre de conversions et de miracles en leur faveur.

On ne lui reconnaît qu'un défaut, qu'il gardera jusqu'à sa mort : très austère pour lui-même, il exige que les autres le soient autant !

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Célébrer saint Germain, c'est reconnaître notre mission d'annoncer l'amour de Dieu. C'est lui rendre hommage. C'est le prier de donner à chacun de nous et de nos communautés paroissiales le désir de la prière. C'est le prier d'intensifier notre effort de service auprès des petits, des malades, des personnes âgées de notre milieu. C'est lui demander de bénir et d'intercéder auprès de Dieu pour les détenus et toutes les personnes qui œuvrent auprès des prisonniers.

Située à Magny Village. Site classé aux Monuments Historiques en 1935. D’origine médiévale. Le portail ouest et le mur nord sont de la deuxième moitié du XIIe siècle.


 

Au XVe siècle, le vaisseau sud connaît des remaniements. Enfin, au XVIIe siècle, le choeur et certaines voûtes de la nef sont reconstruits. Son autel principal, en marbre rouge, un Christ janséniste - les bras levés -, la cour baptismale, le bénitier ainsi qu’une trentaine de dalles funéraires proviennent de l’ancienne Abbaye de Port-Royal.

Sur ces pierres tombales des épitaphes sont libellés en latin. En haut du clocher trois cloches raisonnent, toutes trois bénites en 1869, par Monseigneur Jean-Pierre MABILE, évêque de Versailles.

La première se nomme Célestine, Marthe, Honorine, Julienne. La seconde se nomme Léotine, Laure. La troisième se nomme Marie Marceline